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Dîner de la conférence

Bonjour à tous,

Veuillez envoyer votre choix d’option végétarien ou non-végétarien pour le dîner de la conférence.  Utiliser le courriel HMP.HMR@UOTTAWA.CA

Attention: étudiants

Salut étudiants,

Si vous voulez être remboursés pour les voyages, une copie de votre carte étudiante devra être soumise comme preuve du statut d’étudiant. Il n’est pas nécessaire de soumettre des pièces justificatives.  Pour plus d’information, veuillez envoyer un courriel à HMP.HMR@UOTTAWA.CA

Programme final

Bonjour à tous,

Notre programme finale sera affiché ce vendredi.

Programme préliminaire du colloque – en ligne!

Le programme préliminaire du colloque est sur ligne.  Veuillez voir la page « Programme préliminaire du colloque » pour le voir.

Notre horaire sera affiché bientôt !

Bonjour à tous, on vous remercie de votre patience. Notre horaire sera affiché bientôt !

Bourses pour étudiants

Chers étudiants, nous avons d’excellentes nouvelles! Des bourses de déplacement seront offertes aux étudiants de l’extérieur d’Ottawa. Vous pourrez vous procurer un formulaire de demande à la table d’accueil.

Résumé – Freddie Rokem

Pratiques discursives et modèles narratifs :

Histoire, poésie, philosophie

Freddie Rokem
Département des études théâtrales, Université de Tel Aviv

Résumé pour le colloque HISTOIRE, MEMOIRE, REPRESENTATION
Université d’Ottawa, Ontario, Canada
19-21 avril 2012

Cette présentation débutera par une analyse du célèbre énoncé du 9e chapitre de La Poétique d’Aristote, selon lequel la différence entre l’historien et le poète […] vient de ce fait que l’un dit ce qui a eu lieu, l’autre ce à quoi on peut s’attendre. Voilà pourquoi la poésie est une chose plus philosophique et plus noble que l’histoire ; la poésie dit plutôt le général, l’histoire le particulier.

Il s’agira tout d’abord d’examiner ce qu’implique, pour la représentation théâtrale, cet entre-deux liminal – cette position intermédiaire – de la poésie.

À la suite de cette mise en contexte centrée, comme le suggère Aristote, sur les pratiques discursives en histoire, en philosophie et en poésie, l’étude d’un cas particulier, celui de l’amitié qui liait Walter Benjamin et Bertolt Brecht, permettra d’examiner les relations entre leurs vies personnelles et les récits qu’ils ont inventés. Plus spécifiquement, les voyages qu’ont effectués Brecht et Benjamin, après avoir fui Berlin à la suite de l’incendie du Reichstag, en février 1933, sont caractérisés par le même tracé en zigzag que celui de Mère Courage et ses enfants parcourant l’Europe en chariot pendant la Guerre de Trente ans.

Ces récits sont structurés en fonction des règles des jeux d’échecs et de Go auxquels Brecht et Benjamin jouaient et dont ils ont discuté lorsque Benjamin a rendu visite à Brecht exilé au Danemark. À partir d’une étude de ces deux jeux, il s’agira d’analyser les modèles de mobilité développés, tant au niveau de l’espace que du temps, par Brecht et Benjamin, de même que par leur prédécesseur, Franz Kafka.

Ainsi, les récits d’exil que ces auteurs ont élaborés au cours de cette période peuvent être comparés aux déplacements des pièces d’un jeu d’échecs (où chacune possède une mobilité particulière, une caractérisation génétiquement déterminée) et à l’emplacement des pièces sur la planche du jeu de Go, dans lequel, comme Benjamin le souligne dans une lettre à Brecht, les personnages sont, au départ, « à la bonne place », lieu à partir duquel ils remplissent une « fonction stratégique propre à chacun d’eux ». Dans cette lettre, écrite avant sa première visite à Brecht au Danemark, Benjamin effectue lui-même une comparaison explicite entre le jeu d’échecs et le jeu de Go, comparaison également développée par Deleuze/Guattari dans Mille Plateaux. Les structures empruntées aux jeux et à leurs biographies respectives sont au cœur de la représentation et de la performativité de leurs œuvres.

Résumé – Jean-Pierre Sarrazac

La scène autobiographique chez Strindberg

Il s’agira de mettre en valeur, chez cet auteur, la place singulière que prend l’autobiographie par rapport à une écriture destinée au théâtre : socle ou palimpseste de l’œuvre dramatique elle-même. A travers l’écriture de soi (récit autobiographique, journal, correspondance intime, etc.), Strindberg construit une sorte de mythe personnel auquel viennent s’alimenter ses pièces de théâtre. Le théâtre s’impose alors comme une écriture au second degré, une réécriture en quelque sorte. Cependant, la particularité de la scène autobiographique – très loin de l’autofiction à la mode -, c’est de hisser le mythe personnel au niveau de l’impersonnel, du transpersonnel. Lors de ce passage de l’autobiographie au théâtre, le
personnage se fait impersonnage, appelé à porter successivement tous les masques et à jouer tous les rôles de l’Homme. Il se dédouble et se met à distance de son propre moi ; il s’érige en témoin de lui-même et de l’humanité entière. Au sens strict, il n’y a pas de scène autobiographique. En conclusion, on pourra ouvrir la problématique à des auteurs plus récents, qui ne sont pas sans affinités avec le grand dramaturge suédois, comme Marguerite Duras et Jean-Luc Lagarce.

Horaire de la conférence

Veuillez noter que l’horaire de la conférence sera affiché le 29 février.

-Le comité organisateur